Paulin Enfert

Surnommé le « jongleur de Dieu », Paulin Enfert (1853-1922) demeure une figure fondatrice de l’entraide et du développement social dans le 13ème arrondissement de Paris. Laïc missionnaire et fondateur de la paroisse Saint-Hippolyte, son action continue de fédérer la communauté un siècle après sa disparition.
Une vie dédiée aux plus vulnérables
Dans un quartier en pleine expansion ouvrière, Paulin Enfert a consacré son énergie à structurer le soutien aux populations précaires. Dès 1891, il fonde l’association La Mie de Pain, une œuvre caritative majeure qui distribue des repas chauds et offre un hébergement aux personnes sans abri, une mission qui se poursuit encore aujourd’hui.
Conscient de l’importance de l’éducation et du lien social, il a également créé plusieurs patronages chrétiens, dont celui de Saint-Joseph de la Maison-Blanche, offrant un espace d’accueil, d’éducation et de loisirs pour les enfants défavorisés. Pour maintenir le lien entre les habitants, il lance Le Petit Faubourien, une gazette locale relatant les activités de ces œuvres.
Un héritage qui mobilise encore la communauté
L’empreinte de Paulin Enfert dépasse le cadre historique pour s’inscrire dans une dynamique contemporaine. À l’occasion du centenaire de sa mort, la paroisse Saint-Hippolyte s’est mobilisée pour créer une comédie musicale intitulée « Paulin Enfert, le Paradis c’est les autres ».
Ce projet a rassemblé toutes les générations de la communauté : acteurs, musiciens, décorateurs et bénévoles. Les témoignages des spectateurs soulignent une réalisation inspirée et une transmission de la joie de vivre, prouvant que la volonté farouche de faire le bien de Paulin Enfert résonne toujours.
L’Église catholique a d’ailleurs ouvert une cause pour sa canonisation, soutenue par l’association des Amis de Paulin Enfert.
