Dimanche 14 avril 2019 : Dimanche des Rameaux et de la Passion

« Frères bien-aimés, pendant quarante jours, nous avons préparé nos cœurs par la prière, la pénitence et le partage ; et nous voici rassemblés au début de la semaine sainte pour commencer avec toute l’Église la célébration du Mystère Pascal. Aujourd’hui le Christ entre à Jérusalem, la Ville sainte, où il va mourir et ressusciter. Mettons toute notre foi à rappeler maintenant le souvenir de cette entrée triomphale de notre Sauveur ; suivons-le dans sa passion jusqu’à la croix pour avoir part à sa résurrection et à sa vie. » (Procession des Rameaux) 

Horaires des Messes

  • A toutes les Messes, bénédiction des rameaux. Merci de prendre en priorité le buis proposé par les jeunes de l’aumônerie. Ce geste permettra de financer leurs activités !
  • Dimanche 14 avril, Messes à 10h30 (bénédiction et procession dans le jardin de la paroisse) et à 18h30.
  • Messe anticipée samedi 13 avril à 18h30.

Tous les horaires de la Semaine Sainte

Pour aller plus loin…

Extrait du Traité sur la Passion du Seigneur de saint Augustin

La Passion de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ est un gage de gloire et un enseignement de patience. Que ne peut espérer de la grâce divine le coeur des croyants pour qui le Fils unique et coéternel du Père ne s’est pas contenté de naître homme parmi les hommes mais a voulu encore mourir par la main des hommes qu’il avait créés ? Elles sont grandes les promesses du Seigneur. Mais ce qu’il a déjà accompli pour nous et dont nous faisons mémoire est beaucoup plus grand encore. Où étaient-ils et qui étaient-ils, ces impies pour qui le Christ est mort ? Il leur a donné sa mort ; qui pourrait douter qu’il donnera aux justes sa vie ? Pourquoi l’humaine faiblesse vivrait avec Dieu ? Ce qui s’est déjà produit est beaucoup plus incroyable : Dieu est mort pour les hommes.

Qu’est le Christ, sinon ce que dit l’Écriture : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu (Jean 1,1) ? Ce Verbe de Dieu s’est fait chair, et il a habité parmi nous (Jean 1,14). Il n’aurait pas eu en lui de quoi mourir s’il n’avait pris de nous une chair mortelle. Ainsi l’immortel put mourir, ainsi il a voulu donner sa vie aux mortels. Plus tard, il fera prendre part à sa vie ceux dont il a d’abord partagé la condition. Par nous-mêmes nous n’avions pas la possibilité de vivre, ni lui par lui-même celle de mourir. Il fit donc avec nous cet admirable échange : ce par quoi il est mort était de nous et ce par quoi nous vivrons sera de lui…

Non seulement nous n’avons pas à rougir de la mort de notre Seigneur Dieu, mais nous devons tirer d’elle la plus grande confiance et la plus grande fierté. En recevant de nous la mort qu’il a trouvé en nous, il nous a très fidèlement permis de nous donner en lui la vie que nous ne pouvions avoir de nous-mêmes. Et si celui qui est sans péché nous a aimés au point qu’il a subi pour nous, pécheurs, ce que nous aurions mérité par notre péché, comment ne nous donnera-t-il pas ce qui est justice, lui qui nous justifie ? Comment ne donnera-t-il pas leur récompense aux justes, lui qui est fidèle dans ses promesses et qui a subi la peine des coupables ?

Reconnaissons sans trembler, mes frères, et proclamons que le Christ a été crucifié pour nous. Disons-le sans crainte et avec joie, sans honte et avec fierté. L’apôtre Paul l’a vu, lui qui en a fait un titre de gloire. Après avoir rappelé les nombreuses et grandes grâces qu’il tenait du Christ, il ne dit pas qu’il se glorifie de ces merveilles, mais il dit : Pour moi, Dieu me garde de trouver ma fierté autre part que dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ (Galates 6,14).