Dimanche 18 juin 2017 : Solennité du Corps et du Sang du Christ

« Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne-nous de vénérer d’un si grand amour les mystères de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption. » (Oraison pour la Fête du Saint Sacrement)

Le deuxième dimanche après la Pentecôte, l’Église fête le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ.

Outre la célébration quotidienne des messes, l’adoration eucharistique proposée les mardi et vendredi après la Messe de 19h, ainsi que le samedi de 16h30 à 18h, permet à chacun d’intensifier sa vie eucharistique, « source et sommet de la vie chrétienne » (concile Vatican II)

Trie-Château_6-7_06_2015_0103« Songe à quel honneur tu es élevé, à quelle table tu participes. Ce que les Anges voient en tremblant, ce qu’ils n’osent contempler librement à cause de la Splendeur qui en rayonne, nous en faisons notre nourriture : nous nous y unissons, et nous devenons avec le Christ un seul corps et une seule chair. Il nous nourrit de Son propre sang et, par tous les moyens, nous incorpore à Lui » (Saint Jean Chrysostome)

Un peu d’histoire…

La solennité du Corps et du Sang du Christ fut célébrée pour la première fois à Liège en 1247. En 1208, une religieuse, Julienne de Mont-Cornillon eut une vision du Seigneur qui lui fit comprendre la nécessité d’une fête annuelle pour honorer le Sacrement de l’autel. En 1264, le pape Urbain IV instituait une nouvelle solennité qui devait être célébrée en l’honneur du Saint Sacrement le jeudi après l’octave de Pentecôte. Les processions de cette fête appelée autrefois Fête-Dieu apparaissent à la fin du XIIIe siècle.

Pourquoi pratiquer l’adoration eucharistique ?

Un hymne liturgique, traduction française du Pange Lingua composé par saint Thomas d’Aquin

Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi de nations
Issu d’une noble lignée
Versa pour le prix de ce monde

Fils d’une mère toujours vierge
Né pour nous, à nous donné,
Et dans ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d’ici-bas
Par une action incomparable :

La nuit de la dernière Cène,
À table avec ses amis,
Ayant pleinement observé
La Pâque selon la loi,
De ses propres mains il s’offrit
En nourriture aux douze Apôtres.

Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain;
Le sang du Christ devient boisson;
Nos sens étant limités,
C’est la foi seule qui suffit
Pour affermir les coeurs sincères.

Il est si grand, ce sacrement !
Adorons-le, prosternés.
Que s’effacent les anciens rites
Devant le culte nouveau !
Que la foi vienne suppléer
Aux faiblesses de nos sens !

Au Père et au Fils qu’il engendre
Louange et joie débordante,
Salut, honneur, toute-puissance
Et toujours bénédiction !
À l’Esprit qui des deux procède
Soit rendue même louange.
Amen.