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basilique Sainte Sophie, Istanbul
Tout au long de ces beaux jours de pérégrination en Turquie, nous
avons marché avec Lui, le Seigneur. Écoutant sa Parole, scrutant son
visage, là où il a laissé sa trace sur les lieux des premières
communautés chrétiennes, sur les murs de ces magnifiques églises et
basiliques du premier millénaire de l’Église…
Par Lui, nous
nous sommes laissé interpeller : « Qui dites-vous que je suis ? »
Ensemble, nous avons médité sur le mystère du commencement de
l’Église…
Nous avons médité sur l’Espérance du monde. A des siècles de
distance, nous sommes partis à la rencontre de ceux qui ont prié et
cherché le sens de leur vie dans d’autres religions… dans des cultes
païens…
Passionnément, nous avons imaginé le chemin qu’ils ont du parcourir
spirituellement pour devenir chrétiens…
Dans ces cultures florissantes que nous côtoyions, le raffinement
des cités grecques et romaines que nous traversions, quel chemin a
parcouru cette Parole de Dieu pour toucher les cœurs !…
Nous avons été passionnés par le travail de la révélation, le
travail de la vérité dans le cœur de Saint Paul après son expérience
sur le chemin de Damas. Nous avons été passionnés par le travail de
la révélation et de la vérité dans le cœur des hommes qui ont bâti
et habité ces villes magnifiques que nous traversions avec ces
temples, amphithéâtres, bibliothèque, stade, nécropoles…
La
vérité, l'amour de Jésus le Christ a traversé toutes ces cultures,
toutes ces quêtes des hommes…
Comme curé, j’ai vraiment été heureux de partager toutes ces
journées avec le groupe, avec chacun. Je crois que la grande
expérience fut l’accueil de notre humanité… Au contact les uns des
autres, au contact de tant et tant de visages rencontrés sur cette
terre de Turquie, au contact aussi de notre guide et de notre
chauffeur musulmans, la grande expérience fut la prise de conscience
que nous appartenons à une humanité commune, et que cette
appartenance est plus fondamentale que toute autre appartenance…
Pendant ce pèlerinage à travers le temps et l’espace de l’Église,
nous avons fait l’expérience de mieux comprendre combien nous sommes
appelés à découvrir ce qui fait le fond de notre être, de cette
humanité commune.
L’église est le lieu où se célèbre et s’édifie cette humanité
commune…
Le
grand fruit de ces jours : ce fut de grandir dans l’amour de
l’Église. Cette Église qui est née du cœur de Dieu, qui n’a
d’autre fécondité que celle que l’Esprit lui donne.
Cet Esprit a soufflé sur nous, tant et si bien que nous comprenions
ce que voulait dire Paul aux premiers chrétiens de Corinthe
lorsqu’il leur écrivait : « là où est l’Esprit du Seigneur, là
est la liberté ! »
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