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Dans les larmes et
en toute humilité
Dernière journée en Asie mineure en route vers Istanbul, en passant par
Iznik, l’ancienne Nicée, haut lieu oublié des 1er et 7ème conciles
œcuméniques de l’Église.
Dès 8h10 le car s’ébranle devant l’hôtel Kirçi à Bursa, orgueilleuse
cité industrielle et première capitale ottomane. Le ciel gris nous
rappelle les orages de le veille, mais le vent qui soufflait hier en
rafales a faibli, une journée fraîche mais plus ensoleillée se profile.
La
route vers Iznik serpente entre les vergers d’oliviers et de grenadiers
qui descendent en pente douce vers le grand lac tectonique sur les rives
duquel l’empereur Constantin possédait un palais d’été qui accueillit en
325 les débats du premier concile de Nicée. Cet événement d’une
importance majeure pour le christianisme permit d’établir les fondement
du credo chrétien «Fils de même nature que le Père…». Le court arrêt à
Iznik est consacré à la visite de l’ancienne petite basilique
Sainte-Sophie (aujourd’hui musée) où se réunit le septième concile
œcuménique en 787 qui mit fin à la querelle iconoclaste.
Après
avoir résonné du chant des psaumes, l’atmosphère du car est, comme
chaque jour, envahie par la parole de Moïse Mouton qui, s’inspirant de
la lettre de Paul aux Romains, nous rappelle quelle jubilation doit
susciter chez le croyant l’assurance que rien ne peut le séparer de
l’amour que Dieu lui porte. Évoquant ensuite le discours d’adieu de Paul
aux presbyteros de Milet «dans les larmes et en toute humilité», il
insiste sur la prise de conscience, dans la maturité de l’âge, du
dépouillement progressif des ardeurs de la jeunesse et de l’affrontement
ultime à la persécution qui attend l’apôtre à son retour à Jérusalem.
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