Turquie 2009  
8 Octobre

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Avanos – Konya : journée Paul

Dès le matin, le démon tentateur est à l’œuvre.  La visite d’un marchand de tapis met en effet les portefeuilles à l’épreuve. En Cappadoce, pendant les longs mois d’hiver, la fabrication de tapis de laine est une activité traditionnelle des femmes que l’État encourage grâce à une aide à l’exportation afin de perpétuer ce savoir faire ancestral (technique du point noué qui fait la qualité du tapis turc). Par leurs couleurs et la diversité de leurs motifs, les tapis présentés font notre émerveillement.

Nous prenons ensuite la route vers Aksaray, en compagnie des grands saints de la région (Saint André, frère de Simon Pierre, devenu patron de Constantinople ; Timothée, collaborateur de Paul ; Ignace d’Antioche, évêque et martyr de la fin du 1er siècle ; Polycarpe, lui aussi évêque et martyr)  et des Pères cappadociens des 3° et 4° siècles (Grégoire de Nysse, Basile de Grand, Grégoire de Nazianze et Jean Chrysostome qui ont défini la forme actuelle de notre Credo) présentés par Moïse Mouton. Traits communs à toutes ces grandes figures : la place de l’amitié dans leur vie et leur passion pour l’Église du Christ.

Après le déjeuner à Aksaray, nous commençons la traversée du plateau anatolien dont l’immense platitude contraste avec le paysage montagneux bouleversé et tourmenté de Cappadoce. Grenier à blé de la Turquie, la récolte a été excellente cette année après plusieurs années de sécheresse. Autre culture : la betterave, des champs à perte de vue et des machines à l’œuvre pour les arracher. Sur la route, des camions débordants amenant la production à une usine sucrière.

En chemin, comme les voyageurs du XIII° siècle, nous faisons arrêt à Sultanhani au caravansérail construit par le sultan seldjoukide Kaykoubad en 1229. Cette forteresse pouvait accueillir jusqu’à 400 chameaux. C’est la salle qui leur est réservé qui est la plus impressionnante par son architecture et ses dimensions qui font penser à une véritable cathédrale.

Sur ce chemin rectiligne mais chaotique (route en travaux), Moïse nous propose une réflexion sur la conversion de Paul. Paul lui-même ne décrit jamais ce qui lui est arrivé à Damas sous le nom de conversion : il a la révélation en lui que Dieu lui confie une mission. Ce qui était important pour lui jusqu’alors est à présent nul, tout son être est désormais orienté vers le Christ.
 


Saint Paul
église des sœurs
de la Trinité - Konya -

 

 


Mystique et Islam :
le soufisme
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A Konya, c’est la visite du couvent d’origine des derviches -à présent musée- qui nous attend. Sur la route, Jean  nous y introduit par une présentation sur le soufisme et la vie et l’œuvre de Celaleddin Rûmi ou Mevlana, considéré comme l’un des grands mystiques du monde islamique et fondateur de la secte des derviches mevlevi plus connus sous le nom de derviches tourneurs. Pour lui la musique et la danse (sema) créent chez l’individu une extase dans l’amour universel qui lui permet de se libérer  de l’anxiété et de la douleur de la vie quotidienne. Ce musée abrite notamment le tombeau de Rûmi, la salle de danse, des collections de souvenirs et de manuscrits et des instruments de musique.

La journée s'est achevée par la célébration de l'eucharistie dans l'église des sœurs de la Trinité dont la mission est d'accueillir les pèlerins de passage.


La Cène
église des sœurs
de la Trinité - Konya -