Terre Sainte 2007
11 Octobre

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- « Madame ! Madame ! Pellicules ? »…
- « Non, c’est fini »

Eh oui, c’est aujourd’hui le dernier jour de notre pèlerinage ! Mais nous ne partons pas le cœur triste. D’ailleurs nous avons chanté « Jérusalem ! Jérusalem ! Chante et danse pour ton Dieu. »

Terminer un pèlerinage par la visite d’Abu Gosh ! Le Monastère de la Résurrection se passe de commentaires. Le village lui-même est identifié comme étant celui d’Emmaüs ! Le Seigneur vient à nouveau avec nous sur le chemin !

Dans le frais jardin du monastère, Paul nous parle de la belle église et de l’art roman. Puis, par le frère Louis-Marie, nous apprenons toute l’histoire de leur communauté de frères et de sœurs et leurs buts :
- d’abord monastique : ils sont avant tout moines et moniales
- puis de cordialité : être accueillants et ouverts à tous, ouverts au monde juif en Israël, (en n'acceptant pas pour autant tout ce que fait ce monde juif), et liés à l’Eglise locale.

Le moine redit qu’il ne faut pas être plus royaliste que le roi en prenant parti pour les juifs ou les palestiniens et qu’il ne faut pas caricaturer non plus ! Tous les juifs ne sont pas des colons, tous les palestiniens ne sont pas des terroristes.
Il nous redit le sentiment de peur qui est en toute personne juive à cause des massacres que leur peuple a subis depuis des siècles et combien la survie est le déterminant de leurs choix politiques.
Il nous redit aussi l’importance qu’il faut accorder à la découverte de l’autre, juif ou musulman, mais aussi de quiconque afin d’éviter les visions délirantes des autres tout comme eux aussi ont pu avoir de l’Eglise et de la religion chrétienne, une vision profondément erronée.

Nous célébrons l’eucharistie dans cette belle église construite par les Croisés. Nous réécoutons l’évangile d’Emmaüs (Lc 24) qui nous invite à raconter ce qui s'était passé en chemin, et comment nous l'avons reconnu à la fraction du pain.

 

Enfin, le dernier pique-nique, l’aéroport, les trois heures d’attente et les contrôles, les contrôles, les contrôles, puis Paris dans la nuit et le froid… pourtant le Seigneur est toujours là, Lui qui désire, pour notre bonheur, rendre nos cœurs brûlants comme il a rendu brûlant celui des pèlerins d’Emmaüs.