Une
dernière fois, nous montons au Mont des Oliviers et visitons le
martyrium de l'Ascension, construit par les Croisés, à l'intérieur
duquel on peut vénérer le rocher où, selon la tradition, le Christ
aurait posé le pied avant "d'être élevé". A cette occasion sont évoqués
les deux récits de l'Ascension: dans Luc (Lc 24, 50-53) et dans les
Actes (Ac 1, 6-14).
L'Ascension remet le regard des apôtres à l'horizontale. Ils retournent
dans la chambre haute et élisent un douzième apôtre, Matthias, pour
reconstituer le corps du Christ brisé par la trahison de Judas.
Descendant la colline, nous visitons l'Eleona (Oliveraie) ou église du
Pater Noster; c'est l'une des trois grottes mystiques (avec le
Saint-Sépulcre et la Nativité à Bethléem) où fut édifié par sainte
Hélène un sanctuaire. C'est là que Jésus avait l'habitude de se réfugier
hors les murs, en ce lieu gardé par les soldats romains. Il y enseignait
et Nicodème serait venu un soir s'entretenir avec lui.
Dans le jardin, des "Notre Père" en toutes langues témoignent de
l'universalité de l'Eglise.
Nous y prenons un temps de recueillement pour réciter le Pater.
Continuant notre route et après un
bref arrêt chez les Bénédictines dont la chapelle s'orne de magnifiques
icônes (modernes), nous descendons la rampe qui nous conduit au "Dominus
Flevit" (Le Seigneur pleure - Lc 49, 41-44) où nous célébrons la
Résurrection du Seigneur (Jn 20, 1-18) face à une verrière qui s'ouvre
derrière l'autel sur la cité sainte de Jérusalem.
A chacun de nous, Jésus pose la même
interrogation qu'à Marie-Madeleine : "Que cherches-tu ?" Le même chemin
de vie s'ouvre pour nous.
Le chemin que nous avons suivi en compagnie de Jésus pendant ce
pèlerinage nous a permis, en partant du désert, d'avancer vers la
source, promesse de vie.
Après-midi libre, qui a permis aux
uns et aux autres de visiter le musée de l'histoire d'Israël, de faire
le tour des remparts ou de parcourir la Via Dolorosa (Chemin de Croix)
jusqu'au Saint-Sépulcre.