Le rendez-vous
devant Saint Hippolyte est à 4h30. Tous les participants et quelques
accompagnants sont présents et à l’heure. Le car qui nous convoie jusqu’à
Roissy part même en avance de 5 minutes; de mémoire d’hippolytains, çà ne s’est
jamais vu (on voit bien que ce n’est pas une messe, Monsieur le curé dixit),
mais le ton est donné, nous serons un groupe toujours à l’heure.
Le voyage est
avec escale à Zurich et se déroule sans anicroche et tout le monde retrouve sa
valise à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv où nous arrivons dans les temps,
vers 13 h45 (l’heure est exactement la même qu’en France, sans décalage
horaire).
Nous faisons
connaissance avec notre guide et accompagnateur spirituel, Moïse Mouton, un
jésuite ami de notre curé depuis le séminaire. Nous aurons le même chauffeur
durant tout le voyage, Nasser Zahi, qui est chaleureusement applaudi.
Nous partons vers le sud en direction du désert du Néguev; les routes sont
bonnes et la circulation peu importante - c’est à la fois une partie peu peuplée
et une période de vacances pour les Israéliens. C’est très vite le désert, non
pas avec des dunes de sable, mais de vastes étendues pierreuses et des
ondulations. Nous apercevons des campements et du bétail (chèvres, moutons et
chameaux), les semi-nomades se sédentarisent comme en témoigne le fourrage près
des campements, les bêtes sont nourries sur place. Nous abandonnons la partie
côtière avec les villes d’Ashdod et d’Ashkalon pour nous diriger vers les monts
de Juda que nous apercevons au loin et le Néguev, et vers notre première halte:
Tel Sheva. Une élévation qui témoigne que plusieurs cités existèrent et furent
construites les unes au-dessus des autres. Les archéologues y font actuellement
des fouilles.
Tel Sheva ( à
côté de Beer Sheva) est un lieu où les semi-nomades se sont installés et où une
cité a existé car il y a une source. Nous découvrons l’importance de l’eau dans
le désert et il y a affluence autour des robinets (il y a partout de l’eau
potable en Israël et en particulier dans les sites archéologiques).
C’est là qu’Abraham a séjourné un temps après qu’il ait quitté la Mésopotamie
quand Dieu fit alliance avec lui, et Isaac et Jacob après lui. Nous nous
installons près de la citerne et de l’abreuvoir où devaient boire les troupeaux
et à côté du descendant du tamaris qu’Abraham planta.
Première écoute de la Parole (Gn 21, 22-34): Comment Abraham fit alliance avec Abimélek
à Bersabée à cause du puits. Nous retiendrons pour notre vie de chaque jour que
lorsqu’il y a conflit, il n’y a qu’un moyen de le résoudre pour éviter la
guerre, c’est de faire alliance.
La visite de la cité est surprenante avec les citernes et les restes de remparts
en dessous desquels nous descendons pour émerger à l’extérieur. C’est le lieu de
notre première célébration: chant de rassemblement et lecture du récit de
l’alliance de Dieu avec Abraham, nous sommes les descendants de cette alliance.
Nous concluons par une prière à notre père Abraham adaptée du texte de Mgr
Etchegaray.
En quittant
Tel Sheva, le car se dirige vers notre premier point de chute: le kibboutz de
Masha’bim à côté du village de Mashabei Sadeh. Le kibboutz s’est reconverti en
complexe hôtelier avec des bungalows répartis dans une verdure modérée. La nuit
tombe très vite vers 18 h (c’est à 3000km à l’est de la France).
Il y a pas mal de monde car c’est une semaine de vacances pour les Israéliens
avec la fête de Sukkoth (fête des tentes en souvenir des 40 ans passés dans le
désert). D’ailleurs la tente de Sukkoth est dressée devant la salle à manger.
Chasse à la canette (car il faudra beaucoup boire compte tenu de la température)
et tractation monétaire; pour fixer les idées, 1 euro vaudra 5 shekels pendant
le séjour. Après le dîner où l’on découvre quelques plats inhabituels (farine de
pois chiches par exemple) chacun se retire pour récupérer, car la journée fut
longue.
Tout est calme et il y a beaucoup de gentillesse chez le personnel du kibboutz.
Bonne première nuit pour tous.
Et ce fut le
premier jour…..
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pour afficher la prière
à Abraham