Centenaire de la paroisse
Saint-Hippolyte - Paris 13°

Ouverture de l'Octave
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Dimanche 2 mai 2010

Messe d’action de grâce
présidée par Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris
en présence de Monsieur Jérôme Coumet, maire du 13° arrondissement
à l’occasion de l’ouverture de l’octave de la célébration des 100 ans de la consécration de notre église
 




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de cette célébration

 

 

 

Monseigneur, bienvenue !
 

Notre paroisse Saint-Hippolyte a été construite il y a 100 ans juste à côté des usines Panhard Levassor avec 5000 ouvriers. Depuis il n’y a plus d’usine mais il y a des chrétiens venus du monde entier. Beaucoup ici ont pu entendre l’appel du Christ et se sentir accueillis.

16 jeunes et adultes ont été baptisés ici même à Pâques.
 

Avec vous, l’évènement que nous célébrons ce dimanche et toute cette semaine est un acte d’espérance.

 

On bâtit une maison pour l’habiter et pour y vivre. Ici, depuis 100 ans, des hommes et des femmes se rassemblent autour de l’autel pour constituer l’unique corps du Christ.

Avec nos richesses, nos faiblesses, nos espérances, nos doutes, nos réussites et les échecs qui pèsent dans nos vies, chacun est également aimé de Dieu et digne d’être membre de cette communauté.


Joie profonde de nous présenter devant vous qui êtes notre pasteur.

Joie profonde de vous accueillir et d’évoquer devant vous un peu notre histoire.

 

 

 

Dimanche 1er mai 1910: la communauté chrétienne du quartier des Malmaisons a la joie d'accueillir Mgr Amette, archevêque de Paris, venu bénir sa toute nouvelle église.
 

Dimanche 2 mai 2010: la communauté chrétienne qui se rassemble ici a la joie d'accueillir le successeur de Mgr Amette, de vous accueillir, Mgr Vingt-Trois, pour rendre grâce et fêter le centenaire de notre église.

 

            Vous avez lancé, Monseigneur, une réflexion à Paris sur le thème suivant: «Paroisse en mission». Aussi, nous a-t-il semblé opportun de rappeler brièvement comment la "mission" a été comprise et vécue ici, au cours des cent dernières années.

 

1.                  En 1910, après la bénédiction de l'église, l'abbé Georges Wiesnegg, futur premier curé de Saint-Hippolyte, rend compte de la mission que Mgr Amette lui avait confiée deux ans auparavant, à savoir l'édification de cette église.

            Il ajoute: Un nom qu'il ne m'est pas permis d'oublier aujourd'hui, c'est celui de M. Paulin Enfert; apôtre infatigable de la jeunesse, il a, le premier, planté la croix aux Malmaisons, il y a une quinzaine d'années.

            Et c'est en effet un apôtre laïc qui s'était donné pour mission, en 1897, d'aider les enfants du quartier et de leur procurer une éducation religieuse. Ses successeurs étendirent peu après la mission aux parents par la création de services sociaux, puis d'une chapelle et enfin d'une église paroissiale.

            En 1905, lorsque le premier prêtre permanent est nommé ici "Directeur des œuvres des Malmaisons", les dames patronnesses de la "Ligue patriotique des Françaises" parlent de ce pauvre faubourg où le prêtre était envoyé un peu comme un missionnaire !

 

2.         À l'époque de la seconde guerre mondiale, deux livres très remarqués remettent brutalement à l'ordre du jour la mission, face à la déchristianisation de notre pays : il s'agit de France pays de mission ?,  publié en 1943 par deux aumôniers jocistes Henri Godin et Yvan Daniel, et de Paroisse, communauté missionnaire. Conclusions de cinq ans d’expérience en milieu populaire, publié en 1946 par Georges Michonneau, curé de la paroisse du Sacré-Cœur à Colombes.

            C'est avec ce souci missionnaire qu'avait été fondée, en 1941, la «Mission de France» dont la première équipe parisienne est installée ici par le cardinal Suhard en 1945. Ces missionnaires étaient des prêtres volontaires, qui allaient vivre en équipe et exercer leur sacerdoce dans des zones, réputées déchristianisées, en particulier dans le monde des familles ouvrières. Avec parfois des prêtres au travail, ou habitant hors du presbytère, était ainsi manifesté l'"enfouissement" dans la société de ceux qui n'avaient pas choisi l'action catholique spécialisée ou le militantisme laïc. Le rôle de la paroisse fut peu à peu remis en question, lorsqu'il apparut que les priorités résidaient dans l'amélioration des conditions de vie des travailleurs et de leurs familles.

            Les différentes options missionnaires provoquèrent des débats difficiles, voire des crises, en particulier au sein des paroisses, et en 1970, la Mission de France quitta la paroisse Saint-Hippolyte.

 

3.         Au cours des années 1970, après Vatican II et dans une Église, Peuple de Dieu, plusieurs directions se présentèrent pour la mission, avec le souci de s'adapter à la nouvelle sociologie du quartier, dans un contexte de rénovation urbaine et de promesses des promoteurs immobiliers. C'est alors que d'autres cultures et d'autres traditions firent irruption dans le nouveau paysage façonné par les tours... Un objectif de la mission fut d'accueillir les nouveaux arrivants, mais aussi de nourrir la foi des militants associatifs ou politiques, par ailleurs provoqués par plusieurs textes importants des évêques de France, par exemple ceux qui suggéraient de "nouveaux modes de vie" ou "une pratique chrétienne de la politique".

 

4.         Et voici qu'au cours de ces dernières années, les façons de vivre de la société urbaine se sont à nouveau modifiées et connaissent une évolution rapide. La mondialisation à centres multiples, les possibilités de communication, le rôle des religions, l'avenir de notre planète comme la croissance de la pauvreté nourrissent l'actualité. Les pays occidentaux n'ont plus le monopole ni économique, ni religieux.

            Dans ce contexte à la fois difficile et passionnant et dans le cadre de notre quartier, comment orienter et formuler aujourd'hui l'objectif de la mission ? Quel rôle peut y jouer la paroisse ? À la fois affermir la foi des paroissiens mais aussi former les chrétiens pour un envoi dans la société, assurément diverse, du 13e arrondissement ?

           

            C'est avec ces questions en tête que nous sommes heureux de votre présence au milieu de nous, ce matin, pour nous confirmer dans la foi et nous mettre en communion avec toutes les communautés parisiennes affrontées aux mêmes défis.

            Et c'est avec confiance que nous nous mettons en route pour les 100 années à venir !  
 

 

Par l’archevêque, nous sommes aspergés en signe de pénitence et en souvenir de notre baptême

 


 

 

 

 

DE L’ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN
 (Jn 13, 31-33a. 34-35)

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti, Jésus déclara : “Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire, et il la lui donnera bientôt.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps. Je vous donne un commandement
nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres.”

 

Si le quartier a changé en cent ans, ce n'est pas pour autant la cité nouvelle dont parle l'Apocalypse, car on y voit toujours souffrance, exil, séparation, manque des moyens de vivre et d'être heureux.
 

Qu'apporte de nouveau notre Église, après cent ans ou deux mille ans ? Deux points ressortent de la Parole de Dieu qui vient d'être lue.
 

Comme l'ont vu Paul et Barnabé, Dieu a ouvert aux païens la porte de la foi, donnant une dimension universelle à l'événement du salut qui a eu lieu à Jérusalem : événement pour tout homme et toute culture. Dieu est Père de toute l'humanité, tout homme est destinataire de la Bonne Nouvelle de l'Alliance. Nous en sommes les témoins aujourd'hui, appelés à être acteurs de cette ouverture, stimulés et non agressés par les différences.

D'autre part, le commandement de l'amour. La transformation du monde passe par l'amour vécu, proposé, accueilli. Aux communautés de le mettre en œuvre, afin qu'il prenne chair dans la vie communautaire, transformant l'indifférence qui règne dans la vie sociale, donnant signe que l'amour est digne de foi.
 

 
   
Accueille au creux de tes mains la prière de tes enfants !
   

 

 

 

   
   
   
Bénédiction du Petit Chœur rénové de notre église,
lieu où nous célébrons l’Eucharistie
chaque jour en semaine
   

Jubilez ! Criez de joie ! Acclamez le Dieu trois fois Saint !
 

 

Après la messe, un apéritif était organisé sur l'avenue de Choisy, pour les paroissiens et les habitants du quartier...
 

   
 

... suivi d'un lâcher de 100 ballons, porteurs de prières...
 

   
 

... puis un arbre du centenaire est planté par l'archevêque de Paris, le maire du 13° arrondissement et le curé de Saint-Hippolyte, assistés des membres de l'équipe pastorale et de quelques paroissiens
 

 


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